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La« guerre d'Espagne» au musée : du récit hégémonique franquiste aux brouillages postfranquistes

Le champ culturel de la seconde moitié du XXe siècle en Espagne est marqué par le passage d'une mise en scène du pouvoir franquiste à celui de «la transition démocratique», mettant aux prises les dynamiques de réforme et de rupture politiques. Dans ce basculement de représentations de la nation, oscillant entre violence légitime et rhétorique de la paix, la mémoire de la guerre civile occupe une place emblématique, au point où certains chercheurs qualifient la transition de «sortie de guerre à retardement » (Sophie Baby, 2015).

La contribution se propose d'étudier quelques transpositions muséales de ce jeu de reformulations mémorielles. Elle s'inscrit en continuité avec un travail collectif de recherche mené de 2009 à 2012 sur «les mises en musée» de la guerre, sous l'angle de la muséohistoire. En ce sens, le musée, conçu comme espace de transmission et de fabrication de l’histoire, donne à voir une relecture des passés essentiellement guidée par les assignations politiques des présents.

En Espagne, la muséalisation de la guerre a évolué au fil des conjonctures politiques et culturelles, mais aussi des spécificités territoriales. Elle a opéré comme espace de reconfiguration identitaire, de diffusion de valeurs et de normes idéologiques à l’échelle de la région ou de la nation, ainsi que d'outil de diplomatie culturelle vis-à-vis de l'extérieur, jouant un rôle important dans cette gestion du patrimoine mémoriel. Du récit hégémonique de la guerre comme leçon d'histoire prôné par les musées franquistes aux tentatives de « désarmement mémoriel », les expositions du conflit se sont traduites par des narrations sélectives et enchevêtrées, éclatées et majoritairement non partagées, produisant un brouillage interprétatif dont nous présenterons quelques cas d'étude.

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