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Un pouvoir fantasmé. Construction, usages et limites de la référence à l’international au XXe siècle

Donnerstag, 9. Juni
11:15 bis 12:45 Uhr
Raum 2056

Ce panel propose d’interroger les espaces et les acteurs internationaux, physiques comme symboliques, géographiques comme institutionnels, en tant que non-producteurs de pouvoir. Bon nombre des études et des approches historiques qui questionnent le processus de globalisation insistent en effet sur les success stories, l’ « international » étant le plus souvent appréhendé comme une dimension de pensée et d’action capable d’intervenir sur le réel et de structurer les espaces, s’enracinant dans des villes, des institutions, des politiques ou encore des groupes sociaux. En considérant souvent les circulations et les interconnexions comme des phénomènes féconds et positifs, l’histoire transnationale et globale participe de cette tendance sans pour autant questionner systématiquement les résistances qu’elles peuvent rencontrer. Comme le souligne Hans-Gerhard Haupt « en acceptant cette perspective, l’attrait est plus grand d’écrire une histoire des connexions qui ont eu lieu et qui ont été productives. La recherche de celles qui ont échoué, qui ont buté sur des obstacles, qui ont provoqué des résistances est moins attrayante et fréquente » (Haupt, 2011). À partir de cette réflexion, ce panel propose d’opérer un renversement de perspective et de considérer le déploiement international dans ses limites, voire dans son illusion de structurer les paradigmes et les sociétés. L’accent sera notamment mis sur les résistances qu’il suscite dans les milieux et les contextes auxquels il est destiné ou encore à ses difficultés à construire des références communes. Le panel souhaite ainsi poser plus généralement la question de l’« impact » et donc du pouvoir « structurant » de l’international (Saunier, 2007). Pour ce faire, il s’intéressera aux acteurs qui représentent habituellement l’expression de l’international en action : les organisations internationales. Trois études de cas seront présentées. On discutera la prégnance du « local » dans une ville « internationale » comme Genève au XXe siècle, en soulignant les paradoxes et les frictions qui structurent les interactions entre les organisations internationales et leur cité d’accueil. On évoquera aussi les difficultés d’organismes à vocation universelle comme l’Unesco et le CICR à investir des nouveaux espaces d’action ¬– notamment l’Afrique des années 1950-1960 – illustrant ainsi les tensions existantes entre la volonté de façonner des politiques et les complexes rapports qu’ils entretiennent avec leur environnement. Le panel se déroulera sous la forme d’une discussion collective autour de questions transversales : comment se manifeste le décalage entre la prétention à l’international affichée par certains acteurs et les réalités du terrain? Par quels biais se construit l’autoperception de l’international et quels en sont les usages? Quels sont les conflits et les tensions avec les espaces récepteurs? Enfin, quelles difficultés méthodologiques cela pose à l’historien ?

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Tagungsorganisation: Schweizerische Gesellschaft für Geschichte und Historische Institute der Universität Lausanne | Kontakt