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Durchsetzen und beschneiden: Macht in Mikrohistorien des Sorgens (1850-1914) / Imposer et limiter : le pouvoir dans les microhistoires du prendre soin (1850-1914)

Samstag, 11. Juni
13:45 bis 15:15 Uhr
Raum 3148

Formen der Macht, die mit Care, dem Sorgen für das seelische und körperliche Befinden der Menschen verschränkt sind, stehen im Fokus dieses Panels. In der Perspektive der Philosophin Annemarie Mol (2008) wird Care/Sorgen als ein anthropologisches Tun begriffen, das die Pflege des gesunden und die Behandlung des kranken Menschen als untrennbar konzipiert. In Care-Prozessen stimmen Akteur/innen Wissen und Technologien, Körper und Gefühle, die Ausrichtung auf Individuen und auf Kollektive fortlaufend aufeinander ab. Das Panel sucht darin nach den Machtformen, die derart austariertes Sorgen durchsetzen oder behindern können. Es konzentriert sich auf den Zeitraum von 1850 bis zum Ersten Weltkrieg, als Akteur/innen der Sorge unter starkem Veränderungsdruck standen. Namentlich die sich ausweitende staatliche Gesundheitsgesetzgebung, die bürgerliche Familien- und Geschlechterordnung sowie die Verwissenschaftlichung der Medizin und des Sozialen schufen Betreuungshierarchien, in denen der wissenschaftlich gebildete, männliche Arzt zur machtvollen wie Macht beanspruchenden Figur wurde. Auf dem Feld des Sorgens erlitten Figuren wie der Pfarrer, die selbständige Hebamme oder der Handwerkschirurg einen Bedeutungsverlust. Praktiken der Hausmedizin, des Glaubens, der Krankenwartung oder des humoralmedizinischen Wissenskorpus’ gerieten sukzessive in den Ruf, Leben und Wohlbefinden zu gefährden, wenn sie sich der Sorgehierarchie entzogen. Dennoch erhielten sich solche Praktiken in der Pflege des seelischen und körperlichen Befindens, wie Forschungsergebnisse der letzten Jahre zeigen. Beiträge für dieses Panel sollen die Zuschreibungen von Macht sowie die sozialen und politischen Machtverhältnisse auf mikrohistorischer Ebene ausloten, wo sie in den Beziehungen der sorgenden Akteur/innen untereinander sowie zu den ‚besorgten’, betreuten Akteur/innen fassbar werden. Sie sollen Sorgeprozessen an ausgewählten geografisch, kulturell und/oder sozial peripheren Orten, mithin Situationen am Rande zentraler Institutionen der Sorge gelten. Sie beschreiben, wie Akteur/innen in ihrer Sorgearbeit mit der Gleichzeitigkeit von zentralen Machtansprüchen, von lokalen Konzepten und sozialen Verhältnissen der Sorge sowie den daraus resultierenden Ambivalenzen umgingen. Welche Widersprüche, Spannungen und Dilemmata ergaben sich? Wie gingen die Sorgenden mit der Tatsache um, dass ihr Wissen und Können realen, sozialen und kulturellen Beschränkungen unterstand? Wie die ihnen Anvertrauten? Wie handelten die Beteiligten Lösungen von Konflikten aus? Wie achteten die Sorgenden in ihrem Handeln darauf, eigene Macht zu erhalten? Wie kamen sie den Ängsten, Hoffnungen und Ansprüchen der Betreuten entgegen? Entlang dieser Fragen sollen die Beiträge die Erkenntnisse dazu erweitern, wie Situationen des Sorgens zentrale, institutionelle und lokale, kulturelle Formen der Macht ebenso durchsetzten wie beschnitten.

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Ce panel est consacré à l’intrication entre des formes de pouvoir et le care, le prendre soin des besoins psychiques et physiques des personnes. Selon la philosophe Annemarie Mol (2008), le care/le pendre soin est compris comme un agir anthropologique qui conçoit le soin des personnes en bonne santé et le traitement de celles qui sont malades comme indissociables. Dans les processus de care, les acteurs et actrices ajustent constamment savoirs et technologies, corps et émotions, attention à l’individu et à la collectivité. Ce panel examine les formes de pouvoir qui agissent sur ces processus, soit pour les imposer ou, au contraire, les limiter. Il se concentre sur la période entre 1850 et la Première Guerre mondiale pendant laquelle les acteurs et actrices du prendre soin ont dû faire face à de multiples changements. En effet, certains facteurs tels que le développement de législations étatiques dans le domaine sanitaire, l’ordre social bourgeois (famille, rapports entre genres) et l’influence grandissante des sciences sur les champs médical et social ont créé des hiérarchies dans le domaine du prendre soin, avec pour conséquence que le médecin (homme), doté d’une formation scientifique, est devenu une figure puissante, revendiquant le pouvoir. Dans le domaine du prendre soin d’autres figures tels que le pasteur, la sage-femme indépendante ou encore l’artisan-chirurgien ont subi une perte d’importance. Les remèdes maison, les pratiques liées à la foi ou aux savoirs de la médecine humorale, de même que celles des gardes-malades ont peu à peu eu la réputation de mettre en danger le bien-être et la santé si elles se soustrayaient à la hiérarchie du prendre soin. Cependant, de telles pratiques ont perduré dans le domaine des soins tant physiques que psychiques, comme l’ont montré les résultats de récentes recherches.

Les contributions à ce panel examineront l’attribution du pouvoir, de même que les rapports de force sociaux et politiques au niveau microhistorique, où ils peuvent être saisis tant dans les relations entre soignant-e-s que dans les relations entre soignant-e-s et soigné-e-s. Elles porteront sur des processus du prendre soin dans des lieux périphériques du point de vue géographique, culturel et social, donc sur des situations en marge d’institutions centrales du prendre soin. Elles décriront comment les acteurs et actrices ont géré les tensions entre les revendications de pouvoir des instances centrales, les conceptions locales et les conditions sociales du prendre soin, ainsi que les ambivalences qui en découlaient. Quelles contradictions, quelles tensions, quels dilemmes cela provoquait-il ? Quelle était l’attitude des soignant-e-s face au fait que leur savoir et leurs compétences étaient soumis à des limitations réelles, sociales et culturelles, de même que les personnes qui leur étaient confiées ?

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Tagungsorganisation: Schweizerische Gesellschaft für Geschichte und Historische Institute der Universität Lausanne | Kontakt