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École et pouvoir. À propos de de l’histoire scolaire

Donnerstag, 9. Juni
11:15 bis 12:45 Uhr
Raum 3017

Dans de nombreux pays, l’histoire scolaire est régulièrement l’objet de débats contradictoires dans l’espace public, le plus souvent à propos des programmes d’enseignement, parfois même sur la manière d’apprendre cette discipline. À cette occasion, il est souvent question de privilégier ou même de rétablir la chronologie, sans que personne ne la néglige vraiment en réalité, et il est habituel que s’exprime une volonté de prioriser une histoire nationale dans une perspective identitaire et pour prendre en compte de prétendues racines. Dans le même sens, la notion plus que discutable de « devoir de mémoire » prend le dessus dans les discours publics sur celle de travail d’histoire ou de mémoire. Du côté des prescriptions scolaires en matière d’histoire, outre la nécessité de faire bien connaître les horreurs ou les erreurs du passé pour ne pas les laisser se reproduire, des finalités de pacification sociale, autour de la notion de « vivre-ensemble », sont le plus souvent assignées à cet enseignement, y compris dans une perspective pluriculturelle.

L’histoire scolaire et ses choix de contenus au sein de l’École publique se présentent toujours, dans une certaine mesure, comme l’expression d’un pouvoir, celui qui institue et qui finance cet enseignement. Ils sont donc différents selon la nature de ce pouvoir. Ainsi, généralement, un régime de dictature prescrit-il à l’envi une histoire téléologique et identitaire destinée à la légitimer. Alors que l’on est en droit d’attendre d’une société démocratique attentive aux droits humains qu’elle rende possible l’apprentissage d’une intelligibilité du passé et du présent allant dans le sens de la construction par les élèves d’un sens critique et d’une faculté de discernement.

Ce panel réfléchira au pouvoir exercé respectivement par les prescripteurs et les acteurs enseignants de l’histoire scolaire, aux effets de leurs choix épistémologiques et thématiques selon qu’ils privilégient ou non une approche identitaire, une histoire téléologique ou un évitement des questions sensibles ; selon qu’ils laissent ou non ouvert un éventail des possibles dans les réponses suggérées aux questions qu’ils posent aux élèves ; selon qu’ils s’efforcent ou non d’apprendre aux élèves à distinguer la nature des textes qui disent le monde, mais aussi les faits de leur interprétation et de leur éventuelle représentation mythique.

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