Organized by
LogoSchweizerische Gesellschaft für Geschichte
Logo Universität Lausanne
Supported by
Logo Universität Lausanne
Logo Schweizerische Akademie der Geistes- und Sozialwissenschaften
Logo Schweizerischer Nationalfonds
Logo Universität Lausanne
Logo Société Académique Vaudoise
Logo Fondation pour l'Université de Lausanne
Logo Mnémo-Pôle
Logo Fondation Pierre du Bois
Sponsored by
Logo Universitäre Fernstudien
Logo Ville de Lausanne
Logo Canton de Vaud
Logo Schwabe AG

Pouvoir incarné, pouvoir délégué : diverses conceptions et pratiques de la diplomatie médiévale

Samstag, 11. Juni
13:45 bis 15:15 Uhr
Raum 3128

A l’échelle internationale, l’exercice du pouvoir par les souverains du Moyen Age se manifestait par la pratique de deux types de diplomatie : l’une indirecte, l’autre directe.

La diplomatie indirecte s’effectuait par l’intermédiaire d’ambassadeurs soigneusement choisis, accompagnés d’une suite plus ou moins nombreuse. S’il n’incarnait pas véritablement la personne du souverain, le légat figurait tout de même les yeux, les oreilles et la voix du dirigeant sitôt qu’il quittait son territoire. Il était dès lors indispensable qu’il représente avec honneur celui qui l’envoyait et il fallait également qu’il soit reçu avec des égards tout particuliers dans les cours étrangères.

Mais quelle part au juste de son autorité le souverain consentait-il à céder à ceux qu’il envoyait négocier en son nom ? Deux types de sources permettent particulièrement bien d’évaluer la marge de manœuvre qui était accordée à ces émissaires : d’une part, les traités dans lesquels des juristes définissaient les droits et les devoirs des ambassadeurs et, d’autre part, les instructions et lettres de créance qui étaient remises à ces derniers. Cette documentation permet en effet à l’historien d’évaluer jusqu’à quel point le pouvoir était délégué et de saisir plus précisément quelles étaient les fonctions du légat.

Ce type de diplomatie était, et de loin, le plus répandu ; il l’est d’ailleurs resté jusqu’à nos jours. Il arrivait cependant que les souverains pratiquent la diplomatie directe en se rencontrant face à face. Leur pouvoir s’exerçait alors sans filtre, sans intermédiaire, ce qui rendait ces entrevues particulièrement périlleuses et tendues. Elles soulevaient en effet une infinité de problèmes diplomatiques, protocolaires, logistiques et culturels – la donne étant compliquée par le fait que les princes en question se déplaçaient avec des centaines de courtisans.

Voué à mener une réflexion sur l’exercice direct et indirect du pouvoir dans le contexte de la politique internationale, ce panel proposera une typologie des divers moyens de négocier qui s’offraient aux hommes (et quelques femmes) qui exerçaient le pouvoir à son plus haut degré durant les derniers siècles du Moyen Age. Les trois conférences le composant tenteront de proposer un tour d’horizon aussi complet que possible, en couvrant un champ chronologique large (du XIIIe au XVIe siècle), différents types de diplomatie (pontificale, royale, princière) et une large aire géographique allant de la France à l’Italie, en passant par la Savoie.

Verantwortung

ReferentInnen

Referate


Tagungsorganisation: Schweizerische Gesellschaft für Geschichte und Historische Institute der Universität Lausanne | Kontakt