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Pouvoirs en conflit. Pratiques, langages juridiques et archives en Europe (XIVe-XVIIIe siècle)

Samstag, 11. Juni
09:15 bis 10:45 Uhr
Raum 3059

Conflits et contentieux de différente nature sont monnaie courante dans l’Europe médiévale et moderne. Ces luttes visent à des acquisitions de pouvoir et impliquent individus, collectivités et différentes instances de pouvoir. Cette proposition de panel s’insère dans une mouvance historiographique récente qui voit dans les contentieux et le recours à la justice non pas simplement, ou seulement, un signe de conflictualité, mais également une modalité de se rapporter à l’autre dans une confrontation contrôlée (DEAN 2007), ainsi qu’un moyen pour acquérir la certification de droits (CERUTTI 2007) et donc l’accès aux ressources et au pouvoir.

Dans ce panel on ne se focalisera pas sur les causes et les issues des conflits, mais sur le déroulement pratique de ces confrontations, et cela dans la longue durée : du Bas Moyen Âge à la fin de l’époque moderne, afin de saisir continuités et ruptures. Parmi les nombreux éléments susceptibles d’être analysés, nous nous proposons de nous concentrer sur les arguments mobilisés par les parties en cause.

Il y a en premier lieu les arguments juridiques au sens strict du terme. Les parties peuvent fonder leurs revendications sur les règlements, les traités d’alliance, ainsi que sur les documents émanés au fil du temps par les souverains, comme des lettres patentes, des sentences et des arrêtés. Les procès en tant que tels peuvent également être utilisés comme instrument de pression.

Parallèlement à la pure argumentation juridique et à l’utilisation des procès en tant qu’outils en cas de contentieux, on relève aussi la présence d’un autre élément fondamental : l’usage. L’ancienneté et la continuité des usages sont considérées des preuves de légitimité. Intimement lié à l’usage il y a également le recours à l’histoire et à la tradition.

Enfin, les démarches évoquées présentent deux dimensions que l’on souhaiterait aborder : rhétorique et gestion de la documentation. En effet, pour toute argumentation, au-delà de sa nature spécifique, il faut tenir compte de l’aspect rhétorique. Quant aux documents, afin d’avoir gain de cause dans les contentieux les parties sont obligées de gérer une documentation qui peut en l’occurrence se révéler conséquente. Il serait donc profitable de réfléchir à leur production (auteurs, destinataires, buts), gestion (copie, traduction, sélection) et archivage (conservation, accès).

L’analyse des argumentations mobilisées et des pratiques adoptées en cas de contentieux permet de mieux comprendre les enjeux du pouvoir et, par ce biais, de manière plus générale, d’approfondir la connaissance du contexte culturel et juridique d’une société donnée. L’invitation est donc à réfléchir à la nature de l’argumentation dans le cadre de conflits, et cela en tant que pratique révélatrice du sens commun, des valeurs et des aspirations d’une société.

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Tagungsorganisation: Schweizerische Gesellschaft für Geschichte und Historische Institute der Universität Lausanne | Kontakt