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Le sport suisse à l’épreuve de l’internationalisation (1919-1972). Partie 2. 1945-1972 : Négocier la guerre froide ou l'affirmation d'une diplomatie sportive suisse ?

Donnerstag, 9. Juni
15:00 bis 16:30 Uhr
Raum 3032

La Guerre froide est marquée par la concurrence de deux modèles sociétaux, confrontation qui encourage les luttes sur le terrain culturel, propice à marquer la prééminence de l’un ou de l’autre de ces modèles. Dans ce contexte, l’arène sportive constitue un lieu particulièrement prisé par les Etats, la victoire sportive permettant de démontrer la supériorité de l’« idéologie » dominante dans chacun des deux blocs. Mais, le domaine sportif peut également servir à entamer des dialogues interdits et inédits dans le domaine politique et en ce sens joue comme un moyen de diplomatie.

Comme le soulignent de récentes études, au sortir de la guerre et dans le prolongement d’actions diplomatiques élaborées dans l’entre-deux-guerres, le gouvernement suisse développe une diplomatie culturelle. Ce faisant, les sports sont-ils aussi investis par la Confédération ? En d’autres termes, est-ce que les élites politiques exercent un pouvoir - symbolique ou effectif - sur les dirigeants sportifs, afin que leurs actions correspondent à la politique menée par l’Etat sur la scène internationale ?

La pertinence de cette question est renforcée par le fait que de nombreux dirigeants du monde sportif international sont de nationalité suisse. De même, le pays continue à accueillir le siège de plusieurs institutions sportives internationales. Enfin, les équipes nationales suisses disputent de nombreuses parties contre des pays de l’Est et de l’Ouest, les dirigeants suisses invoquant « l’apolitisme » du domaine ainsi que la « neutralité » helvétique pour justifier leurs actions.

Ce domaine d’étude étant à ce jour peu exploré, les questionnements préliminaires pourraient être les suivants: les Dirigeants des organisations internationales sportives et le gouvernement suisse poursuivent-ils la même politique, voire une politique coordonnée ? Et si cette hypothèse est exacte, partagent-ils les mêmes objectifs ?

Ce panel a pour but de mener à bien une interrogation sur l’exercice du pouvoir de l’Etat sur les institutions sportives dans un contexte de tension sur la scène internationale. A ce titre, il s’agit d’interroger, au travers du cas suisse, une question centrale dans les études de la diplomatie sportive : celle de l’autonomie relative du sport. Les contributions porteront sur l’impact national d’une géopolitique sportive fortement marquée par les tensions s’opérant dans le contexte international et ouvriront également des réflexions autour des conditions et des logiques politico-sportives présidant à la réforme du système sportif suisse dans les années 1965-1972. La période étudiée s’étale de la fin la Deuxième Guerre mondiale, qui voit le monde sportif être confronté au début de la Guerre froide, aux années 1970, qui marquent la fin de sa première phase et le début d’un premier véritable moment de « détente » de celle-ci.

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