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Le sport suisse à l’épreuve de l’internationalisation (1919-1972). Partie 1. 1919-1945 : Une diplomatie sportive à l’épreuve des idéologies politiques

Donnerstag, 9. Juni
11:15 bis 12:45 Uhr
Raum 3032

Dans l’entre-deux-guerres, dans un contexte d’exacerbation des nationalismes, de lente imposition d’une nouvelle culture de masse et de progressive démocratisation, la pratique sportive se transforme en un véritable outil de diplomatie et de pouvoir au service des Etats. Celle-ci va transformer l’exigence de la formation physique des futurs athlètes en impératif politique, et non plus simplement en besoin de préparation des futurs citoyens-soldats.

Loin de n’être que des compétitions internationales, ces nécessités inédites vont avoir des répercussions sur la structuration du système sportif, notamment après certaines défaites ou baisse significative de niveau d’une équipe ou d’une délégation olympique. Face à ces changements, l’Etat fédéral s’investit davantage et les institutions sportives voient leurs influences et leurs pouvoirs se reconfigurer, dans un contexte où la gymnastique perd progressivement la direction du mouvement sportif helvétique et où de nouvelles institutions redessinent les logiques de fonctionnement et les équilibres de la gouvernance du champ sportif (Comité Olympiques Suisse (1912), Association Nationale d’Education Physique (1923), Ecole Fédérale de Sport de Macolin (1944), etc.). Après des résultats mitigés lors des Jeux Olympiques de Garmisch (hiver) et de Berlin (été) en 1936, les dirigeants du sport veulent changer les choses, en cherchant à combiner certains atouts des systèmes mis en place par les régimes totalitaires tout en conservant la spécificité d’un sport suisse très autonome des pouvoirs politiques (cantonaux et fédéraux). La réforme doit toucher tout autant les programmes scolaires – déterminés au niveau fédéral pour l’éducation physique – que le financement du sport d’élite, mais avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, celle-ci ne pourra pourtant pas être menée à terme, et il faudra encore attendre trois décennies pour observer la véritable modernisation envisagée dès 1936.

Les contributions pourront porter à la fois sur la construction d’une véritable diplomatie sportive autour de l’idée de neutralité de la Confédération helvétique, sur la mise en place des institutions sportives suisses face à l’émergence de nouvelles compétitions internationales et aussi sur le rôle important pris par plusieurs dirigeants sportifs suisses dans l’internationalisation du sport à cette époque. La période étudiée s’étale de la Première à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, moment qui correspond à l’intensification des rencontres internationales ainsi qu’à la consolidation d’une gouvernance internationale sportive.

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