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Culture officielle: pouvoir étatique et politique culturelle dans la seconde moitié du XXème siècle.

Donnerstag, 9. Juni
11:15 bis 12:45 Uhr
Raum 3128

Au cœur des relations historiques de pouvoir, la culture joue un rôle important, que ce soit en termes de mise en scène du pouvoir ou de circulation des valeurs et des normes dominantes, la culture étant comprise ici dans un sens large. Ne sont pas uniquement concernées les seules productions culturelles légitimées au sein du champ artistique. Il s’agit d’aborder le champ des politiques culturelles dans ses multiples dimensions.

Tout au long du XXème siècle, ces dernières furent comprises par les différents États comme un enjeu stratégique dans les dynamiques de pouvoir et domination. L’histoire culturelle a ainsi déjà mis en lumière ce type de processus en se concentrant avant tout sur les régimes désignés comme totalitaires, et sur les dynamiques liées à la guerre froide. Nous souhaitons profiter de la thématique proposée par ces journées suisses d’histoire pour élargir cet axe de recherche encore peu développé pour la seconde moitié du XXème siècle.

Il s’agira dans le cadre de ce panel d’étudier les différentes politiques culturelles mises en place historiquement par les États, en se demandant pourquoi et comment ces derniers ont essayé d’utiliser la culture. Derrière l’expression de culture officielle, le lien entre État et culture peut prendre différentes formes, de la censure aux soutiens, en passant par des injonctions plus ou moins fortes. En tant que mise en œuvre ou mise en spectacle de l’état, la culture officielle peut ainsi servir de représentation légitime de la nation, devant assurer son consensus et son image à l’international. Sont ainsi concernés autant la fabrique et les redimensionnements d’un « roman national », faisant circuler différentes valeurs et normes idéologiques, que des logiques de promotion, diplomatique ou touristique.

Par ailleurs, la culture peut également être utilisée par l’Etat pour désamorcer des conflits, à travers l’offre et la valorisation de productions culturelles censée assurer la bienveillance de couches de la société. L’expression récente du « tout culturel » vient ainsi souligner l’aspect culturel de plus en plus prégnant de la politique. Ce brouillage des frontières appelle à être mieux analysé historiquement, notamment dans la façon dont l’État le renforce et dans l’intérêt qu’il représente en terme de pouvoir face aux luttes sociales.

Les interventions de ce panel pourront s’intéresser à différents types de productions culturelles officielles (œuvres, musées, tourisme, divertissement, mesures politiques) sous divers angles thématiques (promotion à l’international, valeurs nationales, processus de contrôle), ces deux listes n’étant pas exhaustives.

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Tagungsorganisation: Schweizerische Gesellschaft für Geschichte und Historische Institute der Universität Lausanne | Kontakt