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Formes et espaces du pouvoir féminin entre public et privé (XVIIIe-XIXe siècles) - Formen und Räume weiblicher Macht zwischen Privatheit und Öffentlichkeit (XVIII.–XIX. Jh.) Panel 1 - XVIIIe siècle

Freitag, 10. Juni
09:15 bis 10:45 Uhr
Raum 3088

Face aux poids des structures sociales, religieuses et politiques d’Ancien Régime, quelles ont été les possibilités de résistance et d’autonomisation qui s’offraient aux femmes suisses? Qu’elles soient catholiques ou protestantes, mariées, veuves, religieuses ou célibataires, de quelle manière ont-elles pu s’affirmer au sein des sphères privée et publique?

Ces questionnements – qui seront au centre du panel I et dont les implications seront également discutées dans le panel II – veulent contribuer à un renouvèlement de la vision que l’historiographie traditionnelle porte sur les femmes. Il s’agira surtout d’appréhender comment les femmes helvétiques ont su, à travers leurs actions, leurs choix quotidiens ou des formes de solidarité féminine, s’affirmer face aux normes et aux pouvoirs dominants, dans un cadre social très fragmenté et inégalitaire comme celui du XVIIIe siècle. Trouver des marges de manœuvre face aux prescriptions sociales et familiales ainsi qu’aux institutions n’a certainement pas été simple pour les femmes. Les sources attestent cependant qu’elles n’ont jamais cessé de construire des espaces d’indépendance, de consensus et d’expression à l’intérieur des lieux où la société les cantonnaient: la famille ou le couvent. C’est dans ces deux espaces que les femmes, selon leur appartenance sociale (la marge du pouvoir d’une femme noble n’était pas celle d’une fermière), ont pu s’exprimer. Cette histoire reste en grande partie méconnue. L’apport de cette documentation est en effet rarement capitalisé ou inscrit dans l’histoire produite.

Au sein d’un contexte social et économique marqué par l’émigration et le service étranger et où les structures éducatives étaient pensées pour les hommes, il est intéressant d’explorer comment les femmes ont pu s’investir dans certains processus décisionnels, dans la gestion des économies domestiques ou dans la transmission des savoirs et savoir-faire. Pensons par exemple au rôle qu’elles ont joué pour la création de lieux de formation féminins. En ce sens, dans les cantons catholiques, le travail éducatif mené par les couvents, puis au XIXe siècle, par les congrégations, mérite d’être étudié. L’ensemble de ces interrogations renvoie à des questions bien plus vastes et transversales, qui seront reprises et discutées dans le panel II, à l’instar des stratégies matrimoniales et de la place du travail féminin au sein de l’ordre familial et social.

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