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Pour une histoire des résistances à l’inquisition à la fin du Moyen Age

Freitag, 10. Juni
11:15 bis 12:45 Uhr
Raum 3021

L’ «âge d’or» de l’inquisition romande en matière de lutte contre la sorcellerie démoniaque durant un bon siècle (1430-1530), mise en lumière depuis une vingtaine d’années, peut masquer une réalité qu’il importe maintenant d’examiner, en ouvrant le cadre géographique et chronologique. Si l’imaginaire du sabbat se déploie rapidement, son actualisation dans la pratique judiciaire peut se heurter à des résistances qui sont le plus souvent d’ordre politique.

Le combat mené par l’inquisition contre la sorcellerie, et plus largement l’hérésie, ne s’est pas toujours déroulé sans la forte ingérence des ordinaires ou des pouvoirs locaux, qui visaient à limiter l’intervention des inquisiteurs pontificaux en imposant leur collaboration, ou à se substituer à eux ou, plus radicalement, à empêcher toute action répressive.

La résistance à la persécution des sorciers ou des hérétiques s’exprime souvent sous la forme de protestations relatives au droit d’instruire la cause, de détenir et juger les accusés ou d’exécuter la sentence capitale, sous l’argumentation d’une usurpation des droits de juridiction ou d’une violation des coutumes ou des lois. Or les restrictions ainsi imposées, sans bloquer totalement les procédures, sont davantage l’occasion d’affirmer une souveraineté, notamment par un marquage symbolique (bûcher, gibet) des espaces d’autorité.

Dans d’autres cas, l’obstruction faite par les autorités locales s’avère plus forte. Que mettent alors en œuvre ces inquisiteurs entravés dans leur velléités de répression pour les surmonter ? Qu’il s’agisse de lettres adressées à des autorités supérieures pour solliciter un soutien, de la rédaction de traités dans lesquels ils justifient leur action et leurs prérogatives et organisent leur défense, ou du passage en force par une procédure inquisitoire en mode sommaire, les moyens, multiples, témoignent de la diversité des stratégies de défense.

Il s’agit donc de saisir les enjeux que représente la poursuite d’un crime touchant au pouvoir suprême (merum et mixtum imperium), et ceci au moment de la construction de l'Etat moderne.

A travers des études de cas qui concernent autant les questions liées à l’hérésie qu’à la sorcellerie, dans une chronologie et une géographie larges, il s’agira de poser les jalons d’un tableau comparé des espaces de répression et de résistance – ou de modération – face à la poursuite des crimes qualifiés d’hérésie.

Ce panel est conçu comme le premier volet d’un projet plus large de journées d’études qui réunirait autour de cette thématique des chercheurs internationaux spécialisés dans les questions liées à la répression de l’hérésie, de la sorcellerie et de la magie démoniaque.

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Tagungsorganisation: Schweizerische Gesellschaft für Geschichte und Historische Institute der Universität Lausanne | Kontakt