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Femmes, pouvoirs et réforme sociale (1870-1950)

Freitag, 10. Juni
16:30 bis 18:00 Uhr
Raum 3059

En croisant deux approches, deux champs de recherche généralement distincts, ce panel propose d’explorer les marges de manœuvre dont disposent les femmes pour exercer un pouvoir sur la société, pendant une période d’importantes évolutions des rôles sociaux et des représentations de sexe, alors que le suffrage féminin est déjà en discussion, mais loin d’être accepté (1870-1950). La première approche concerne l’engagement ouvertement public, à travers la philanthropie, les congrès féminins et le travail salarié. La seconde approche se concentre sur l’engagement à caractère officiellement privé – mais éminemment publicisé - de la mère nourricière et éducatrice du futur citoyen. Il s’agira de montrer comment s’articulent les dimensions à la fois conflictuelles et complémentaires des interventions féminines que ce soit dans le cadre de l’engagement philanthrope, du travail salarié ou de la mission maternelle. Nous pourrons ainsi analyser les motivations et les modalités de l’action des femmes afin de mesurer ses effets sur les représentations genrées des rôles sociaux de sexe et analyser ce qu’elle a produit en termes d’émancipation, mais aussi de nouvelles contraintes.

Le travail féminin constitue généralement une variable d’ajustement pour l’économie, mais qu’en est-il dans des secteurs où il est considéré comme nécessaire ? Ces situations donnent-elles davantage de liberté aux femmes ou, au contraire, ont-elles pour effet de produire plus de contraintes ? Quelles sont les approches des philanthropes vis-à-vis du travail féminin (salarié ou non) ? Quel est le poids des rapports de classes dans la production de normes de la féminité ? Quelles sont les nouvelles injonctions encadrant le rôle maternel dans le cadre de la standardisation du modèle de la famille bourgeoise ? Par l’exigence de l’allaitement du nourrisson et celle de l’éducation des enfants, la mère est appelée à être la gardienne à la fois de la santé publique et de la citoyenneté au sein même du « foyer ». Comment son rôle bouscule-t-il les définitions traditionnelles de sphères publique et privée ? L’objectif est de porter une attention toute particulière aux discours que produisent les femmes elles-mêmes quant à leur(s) propre(s) mission(s) sociale(s).

L’idée originale de ce panel est donc de réunir le triptyque rôle maternel, travail salarié et engagement réformateur féminins, pour montrer comment, entre 1870 et 1950, les rôles sociaux attribués aux femmes évoluent, en entrant parfois en contradiction les uns avec les autres, ou, au contraire, en produisant des arrangements spécifiques, qui permettent notamment aux femmes d’être à la fois des mères et des travailleuses salariées. À travers ces différentes lectures, le panel permettra in fine de débattre des définitions de la féminité et de ses pouvoirs proposées et vécues par les femmes elles-mêmes.

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Tagungsorganisation: Schweizerische Gesellschaft für Geschichte und Historische Institute der Universität Lausanne | Kontakt